La vie n'est pas une ligne droite

don générosité

Posons ce constat : Un système vivant est considéré comme complexe car il interagit avec son environnement. De ce fait, il va échanger des informations avec celui-ci et pouvoir s'y adapter à tout instant pour rejoindre son état d'équilibre.

État qu'il ne pourra atteindre car il sera toujours amené à s'adapter à son environnement – le simple fait de se lever de son lit demande de créer une réponse physiologique (contraction musculaire, mouvement de liquide…).

Le seul moment où nous sommes dans un état réel d'équilibre c'est quand nous sommes mort ! Ça ne donne pas envie !

L'incertitude de la vie

La théorie du chaos

Comme nous l'avons stipulé précédemment, un système ouvert va réagir en fonction de nombreuses variables, ce qui va créer chez lui une imprévisibilité de son comportement à moins de connaître avec une extrême précision toutes les conditions initiales.

(Note de Pierre: même si nous avions une intelligence infinie et que nous connaissions l'ensemble des informations d'un système, il serait impossible de prévoir avec certitude le prochain évènement. C'est la différence entre la physique de Newton et d'Einstein).

C'est ce qu'Edward Norton Lorenz a mis en avant avec la théorie du chaos (connue aussi sous le nom de l'effet papillon). Selon cette théorie, lorsqu'on étudie des phénomènes très complexes, les moindres battements d'ailes d'un papillon – c'est-à-dire les moindres variations des éléments – à une influence sur le système.

Dans le domaine de la météorologie, pour prévoir le temps au delà de 15 jours, il faudrait prendre en compte de l'effet gravitationnel d'un électron situé à 1010 années lumières de la Terre.

Autant dire que qu'il est totalement impossible de prédire les effets dès qu'on est en présence d'un système ouvert.

Qu'on le veuille ou non, le hasard fera toujours partie de notre vie et c'est pour cela qu'il sera impossible de prévoir en détail tous nos évènements futurs. Le seul contrôle que l'on a, est d'adapter nos actes du moment en fonction des buts que l'on s'est fixés.

"Il faut être prêt à changer nos plans à n'importe quel moment"  James York

Comme le stipule N. N. Taleb, il est préférable de se préparer à l'avenir chaotique avant d'y faire face. Il faut avoir différentes options en cas d'éléments imprévus qui se pointeront au bout de notre nez.

L'adaptation est le maître mot pour surfer sur un avenir volatil.

La non-linéarité

La non-linéarité signifie que la réponse à un stimulus n'est pas une ligne droite de sorte que si vous doublez la dose, vous n'obtenez pas exactement deux fois plus d'effets.

La réponse sera plus ou moins deux fois plus importante comme le montre le schéma ci-dessus.

Par exemple, vous allez préférer que l'on vous jette dessus 1000 pierres de 5 grammes plutôt qu'une pierre de 5 kg. Le choc sera de plus en plus important avec l'augmentation du poids de la pierre.

Comprendre la non-linéarité au niveau de la santé, implique de comprendre que la vie n'est pas une grande ligne droite et qu'il faut, avant tout, se concentrer sur la qualité avant de simplement penser à la quantité. Plus vous vous rapprochez de votre zone d'inconfort, plus chaque millimètre que vous ferez aura un impact plus grand que le précédent. Il faut donc être attentif à cette vie en nous et bien nous concentrer sur nos ressentis pour aller chercher le juste point qui pourra nous faire grandir.

Si nous considérons deux catégories, une fragile et l'autre anti-fragile,  nous pouvons préciser cela :

Ce qui est fragile va beaucoup plus redouter les évènements extrêmement rares, qui ont une plus importante intensité, que la multitude de petits évènements.

Du côté de l'anti-fragilité, plus vous augmenterez le choc, plus l'élément sera enclin à répondre favorablement à celui-ci contrairement à la récurrence des petits évènements mineurs – jusqu'à un certain point, bien sûr.

Le corps est dans la catégorie anti-fragile, ce qui signifie qu'il est plus à même de gérer une forte dose de stress ponctuels que de petits stress quotidiens, que l'on appelle le stress chronique -- il va même se renforcer grâce aux stress ponctuels.

Donc le stress n'est pas mauvais pour le corps, c'est la quantité (et la durée) que l'on lui apporte qui sera néfaste.

Encore une fois, la qualité avant tout.

Ces principes peuvent être appliqués dans n'importe quel domaine de la santé (et de la vie en général), ne vous bridez pas.

Quand vous prenez un bain froid, prêtez attention à votre ressentis au moindre petit degré en moins de l'eau.

Au niveau du sport,  réfléchissez s'il vaut mieux faire un effort modéré pendant une longue période ou plutôt des efforts courts mais intenses ?

Au niveau de l'alimentation, pensez-vous que c'est préférable de consommer les mêmes aliments en dose identique tout au long de la journée et pendant même plusieurs jours ou il serait préférable de laisser libre court à la volatilité dans vos assiettes ? – nos ancêtres ne pouvaient manger qu'en fonction de ce qu'ils trouvaient dans leur milieu naturel.

Pour conclure, plus vous lâcherez prise face à la volatilité de la vie, en vous adaptant à chaque situation qui se présente à vous au fur et à mesure, et plus vous irez chercher des évènements extrêmes de manière irrégulière, plus vous  vous sentirez vivant et vous pourrez rayonner de bonheur autour de vous.

Nicolas

Centre de l'Hormèse

Forme les entrepreneurs du soin & de la performance.

Le Centre de l'Hormèse fondé par Pierre Dufraisse.